Oui, c'est un billet "spécial" aujourd'hui... Je connais assez de gens pour savoir que beaucoup rêvent de se faire publier, et tout comme moi non pas par attirance pour l'argent mais simplement par envie d'être lu et de tenir en ses mains l'ouvrage final d'un travail littéraire...
Tout d'abord, pour ceux qui auraient envie de gagner beaucoup d'argent avec leur premier livre, je leur dirais qu'ils auront bien dû mal à trouver l'éditeur à hauteur de leurs ambitions et à trouver autant de lecteurs qu'il n'en faut pour faire du profit... Mais tout est possible et peut-être un jour deviendront-ils le prochain Werber national...
Avant d'envoyer un livre aux maisons d'éditions, il faut être sur de soi. Il faut faire lire l'ouvrage à la famille, aux amis. Et leur donner le droit et l'envie d'annoter au fil des pages. Cela aidera à parfaire le livre, mais de plus cela vous laissera de bons souvenirs de échanges amicaux sur une feuille de papier...
Je me rappelle des échanges qui ont eu lieu avec mon meilleur ami -et premier lecteur- sur la première version de Libéré Avec Sursis. Il y en avait partout, des commentaires sérieux allant aux réflexions les plus stupides entraînant des fou-rires... Le livre s'est construit sur cette discussion et de cette discussion, nous aurions pu faire un roman épistolaire...
Ce fut ensuite mes professeurs de français qui ont eu l'occasion de le lire. La première à aimé le livre et m'a encouragé à le faire éditer, me donnant même les contacts d'une maison d'édition régionale pas encore très connue... Le second professeur n'a rien annoté. Il m'a rendu le manuscrit en me disant simplement "En deux mots, trop personnel". Ces deux mots, qui peuvent paraître si ridicules, m'ont aussi aidé dans la perfection du recueil car j'ai privilégier la troisième personne à la première dans certains poèmes... Ainsi, toutes les remarques sont bonnes à prendre pour améliorer son œuvre...
Il ne faut pas s'arrêter de lire pendant l'écriture mais essayer de varier les lectures pour ne pas se retrouver à être un énième Werber par exemple... J'ai eu ce problème pour un autre livre que j'avais commencé à écrire et je crois que j'aurais le même problème aujourd'hui encore...
Il vous faudra aussi trouver votre éditeur... Et ce n'est pas la chose la plus amusante et la plus facile qui soit... N'éditez jamais votre livre à compte d'auteur. Ceux-ci vous demanderont des sommes élevées pour profiter de votre œuvre tout en se garantissant de ne pas perdre d'argent. Je me souviens qu'on me demandait 2000€ pour publier mon recueil (et cet argent ne servait selon eux qu'à faire la maquette). Un bon éditeur doit prendre des risques. Il doit faire du chiffre par les ventes.
Au début, vous partirez avec une liste d'une trentaine d'éditeurs par exemple. Ne mettez pas de côté les grosses maisons d'édition, on ne sait jamais ce qu'il peut leur passer par la tête... Pour moi, ce fût plus difficile car la poésie n'est plus une forme très répandue à notre époque et beaucoup préféreront un récit fantastique...
Certains vous demanderont le fichier par mail, d'autres par courrier. C'est là qu'on apprend à faire confiance aux maisons d'édition et qu'on évite les personnes suspectes de peur qu'elles s'attribuent notre œuvre... Il ne faudra pas non plus rechigner à envoyer le manuscrit par la poste car même si cela engendre des frais, il sera certainement plus lu que joint à un mail. Souvent, ce sera en comité de lecture qui lira votre œuvre. Et ce groupe de lecteurs décidera ou non de réaliser votre rêve ou non...
Les réponses mettront le temps. Un mois. Deux ou trois. Des réponses positives ou en partie feront peut-être leur apparition. Il faudra alors discuter avec ces personnes de ce qu'elles attendent. Le réponses négatives, quand elles seront construites, vous aideront une nouvelle fois à améliorer le recueil. A force de (grande) détermination, peut-être au bout de cinq à six mois, vous devriez avoir votre contrat d'édition...
Il vous faudra donc attendre, attendre encore et toujours attendre... Les maisons d'éditions ont un calendrier très strict et votre livre pourra être prévue pour l'année suivante ou même celle qui suit encore. Pendant ce temps, vous aurez vécu. Vous voudrez sans doute changer certaines choses de l'œuvre qui auront changer aussi pour vous... Avec un éditeur compréhensif, tout est possible.
Et, un beau jour, un mois avant l'édition prévue -avec les retards cumulés-, on vous contactera pour donner votre BAT (Bon A Tirer) en vous donnant une date semblant à celle-ci "la parution semble effective à compter du 22-23 juillet 2008". Ce sera donc le grand jour. Le jour où sortira enfin l'œuvre de votre plume. Le jour où vos écrits seront enfin lus et vos messages enfin reçus...
Aussi, avec l'arrivée d'Internet, un nouveau moyen de se faire remarquer des éditeurs est né. Celui de publier au fur et à mesure de l'écriture son œuvre sur un blog dédié. Si la sauce prend et qu'une communauté s'installe pour soutenir l'auteur à continuer son travail, un éditeur repérera certainement l'œuvre et vous fera des propositions concernant son édition papier... Reste le fait que quiconque peut lire votre œuvre et l'améliorer discrètement ou en reprendre certaines bonnes idées pour contacter un éditeur discrètement... Je ne sais pas si c'est d'ailleurs déjà arrivé, et vous ?
A tous, bonne chance et bon courage s'il vous prend l'envie d'écrire et de publier... Aussi, je vous donne le site de mon éditeur (qui s'avère intéressé par la poésie, les nouvelles et les romans). Mais c'est un éditeur "local" disons... Tirage des livres modestes (mais assez par rapport à ce que je vais vendre je pense (sinon ils réimprimeront une série), revenus pour l'auteur modestes aussi (pour être franc, 10%) mais je n'ai pas publié mon recueil pour cela...
Alors, vous voulez vous lancer ?










