Nom de Diou.com, le blog de Laurie et Nicolas.

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dimanche 5 octobre 2008

Monsieur le "professeur"

Cette lettre ouverte s'adresse à vous, Monsieur le professeur dont je tairais le nom pour éviter de déprimer dès aujourd'hui vos futurs élèves.

Avez-vous le sentiment (même lointain) que quelque chose ne tourne pas rond dans votre cours ? Non je ne vous parle pas de la naissance des angles et des rotations possibles grâce à eux, ni même des anciennes civilisations qui essayaient de calculer le périmètre d'un cercle... Mais de votre cours. Qui comme le cours de la Bourse se casse la figure...

Tout le monde n'a qu'un mot à la bouche, ou deux en l'occurrence : Crise financière. Et bien moi, je vous parle de la crise de nerf. Celle qui nous prend pendant vos cours et vos divagations psycho-mathématiques, ou même encore en relisant nos pages... Noircies par ici pour cause d'une pensée qui va plus vite que la main, divin par là avec des résultats qui tombent du ciel, idiotes par endroit parsemées d'erreurs perdues... Une jungle imaginaire ou réelle selon les exercices... Exercices infatigables dès la lecture de l'énoncé martyrisé à coups de fautes de frappes...

Vous n'êtes pas sans savoir que les mathématiques nécessitent une certaine rigueur et une certaine clarté. Science exacte, comme ils disent. L'exactitude, la perfection du nombre phi, les egyptiens, les pyramides, le dieu Râ, le soleil, la pluie, Mme Laborde, l'éphéméride, les pièces jaunes... Que de divagations... L'exagération du vide vice (faute de frappe) de vos cours... Un mouvement de la pensée quasiment insuivi, et insuivable.

Nous essayons pourtant de vous guider. De vous prendre par la main, quand la vôtre n'est pas enrôlée dans vos occupations esthétiques. Vous vous en fichez guère. D'ailleurs, vous nous fichez à notre grande gueule et vous vengez à coups de contrôles surprises (au niveau du sujet...) ou remarques désobligeantes...

La remise en question n'est décidément pas pour les prochains jours. Ce ne sont pas des petits étudiants qui vont vous apprendre la vie quand même ! Vous avez la force de l'âge... Mais justement, cette force de l'âge, ce n'est pas ce qui rend con au fil des années ?

PS : Il y a une chose que je dois vous avouer... Si je pouvais changer quelque chose en vous, ce serait pour votre bien. Je vous recommanderai simplement d'arrêter ce savant mélange de café et de tabac. Comment je suis au courant ? Mon petit nez l'a dit...

dimanche 28 septembre 2008

Le sang qui coule dans mes veines

Oui, j'ai du sang mauvais en moi. Parce qu'un jour, deux êtres-humains ont choisi de me créer. Je ne suis que leur créature. Je n'ai pas choisi ce qu'il y a en moi. Je n'ai pas choisi d'où je viens. Je n'ai eu aucun mot à dire et maintenant ce triste passé semble vouloir me coller à la peau.

Ce sang qui coule dans mes veines, ce sang noir par endroit, me suit à la trace. Parfois, comme maintenant, il me suffirait d'un coup de folie pour que je veuille m'en séparer en me tranchant les veines. Vaine idée, je ne suis pas fou... Et en plus, je mourrai. Je ne veux pas mourir. Je préfère vivre avec ce sang mêlé...

Et rien n'est matériel. Tout est dans le vécu, dans les souvenirs. Ces êtres qui peuvent nous rassaillir sans qu'on puisse les éliminer. Seulement essayer de les éviter et espérer qu'ils ne frappent pas trop fort.

La destinée est-elle toute tracée ? Quand on nait d'un monstre, le devient-on ? Le sera-t-on un jour ? Les liens du sang se perdent mais restent toujours les souvenirs.

Je sais que j'ai beau suivre ma propre voie, à l'opposé de la sienne, il y aura toujours quelqu'un pour me comparer à lui. Parce que j'ai le malheur d'être celui qu'on attendait. Celui qui doit changer l'ordre des choses. Celui qui ne doit pas reproduire les faits.

On attend de moi bien des prouesses. Et pourtant je suis comme tous les autres. Comme tous ceux que je croise dans la rue. Il n'y a peut-être que le sang qui change. Et pourtant je suis du groupe A+. D'une banalité déconcertante. Qu'ai-je en moi de différent alors ?

C'est sûr que j'ai mes défauts. Chacun à ses propres défauts. Mais n'ai-je pas non plus des qualités ? Comme vous tous en somme. C'est fou comme parfois le moindre petit défaut peut arriver à cacher toutes les qualités. Il suffit d'une tâche pour que tout le tableau soit raté... Jusqu'à ce qu'on prenne un autre angle de vision...

Non, je ne me plains pas. J'ai de la chance de pouvoir encore m'exprimer aujourd'hui. D'être encore ici, parmi vous. Parce que bien des choses auraient pu être différentes.

Ne croyez pas que je sois à son image et cesser de le voir en moi pour quoique ce soit... Je ne ressemble qu'à moi-même. Je me suis construit en suivant bien des modèles mais jamais ceux qui lui appartenaient. J'ai suivi des modèles de paix, d'amour, d'égalité, de solidarité. Ces modèles je les suivrai encore.

S'il y a quelque chose qui coule dans mes veines, c'est de l'amour. De l'amour incontesté pour ce qu'il reste de ma famille, pour ce qui formera ma nouvelle famille bien-sûr et pour mes proches amis. Vous le saviez vous que la démesure de l'amour, c'est d'aimer sans mesure...

Ca ne change pas un homme, un homme ça vieillit. D'enfant il passe bien vite dans la vie adulte. Trop vite parfois. Mais il y des choses bien plus fortes que les souvenirs qui ne s'oublient pas... Ce sont les sentiments. Peut-être ne le dit-on pas assez, mais c'est parfois si... évident !

Je sais aussi que vous avez vécu des coups durs. Peut-être que je n'ai pu être là dans ces moments là. Peut-être que j'ai fait des erreurs aussi. Peut-être, et même sûrement vous ai-je rendu triste un jour aussi. Je ne suis pas un saint. Juste un ange sans doute. Un ange déchu. Qui tient à ses proches, mais qui parfois peut trébucher, sans avoir jamais voulu faire de mal...

Alors toutes mes excuses pour le mal que j'ai peut-être fais. Mais ne sous-estimez pas ce que je peux ressentir. Je ne suis pas un monstre. Je suis un homme. Un homme souffre. Parfois. Un homme pleure. Parfois. Un homme aime. Toujours.

PS : Désolé à ceux qui ne comprendront rien à ce billet... Je l'ai écrit en suivant le rythme de mon cœur...

dimanche 24 août 2008

Que le Ciel soit avec toi.

Cette lettre ouverte s'adresse à toi qui a partagé un peu de ta vie avec moi,

Je crois que notre chemin commun va s'arrêter là aujourd'hui pour reprendre nos vies là où elles s'étaient arrêtées avant notre relation. Non pas que j'ai mieux à faire, non pas que j'ai trouvé quelqu'un de mieux (quoique), mais tout simplement parce que tu m'as trop déçu ces derniers temps.

J'ai pourtant cru en toi au début. J'ai cru en nous. Et je suis déçu d'en arriver là aujourd'hui car j'aurais vraiment tout fait pour que les choses s'améliorent. Je suis désolé aussi de ne jamais t'en avoir parlé auparavant mais j'imagine que tu trouveras cet article. Moi je ne serais plus devant l'écran. Ma vie aura reprit.

Je te laisse le soin de garder tout ce que j'ai pu t'apprendre, de ranger dans un coin de ta tête les quelques bons souvenirs que tu auras. Je te souhaite de faire d'autres connaissances, de reprendre ta vie en main et de ne pas t'abattre sur ton propre sort.

Je connaissais à peu près tout de toi. Je sais dans quel sens tu gareras ta voiture en rentrant chez toi. J'ai déjà vu tous tes sous-vêtements, senti et ressenti ton inlassable odeur, si unique soit-elle. Je t'ai longuement écouté raconter ta vie, ses péripéties, inventées parfois.

Mais aujourd'hui, tout est finit entre nous. Je ne désespère pas qu'un jour je puisse être fier de ce que tu auras fait, même si encore aujourd'hui je me demande ce que tu pourras bien faire de ta vie sans moi finalement. Sans nous. Il est vrai que je me sens frustré de ne pas avoir pu t'aider tant la tâche semblait de plus en plus vaine.

Ne t'inquiètes pas, je me souviendrais toujours de toi comme de la première personne qui m'aura fait découvrir ce sentiment si fort qu'est le désarroi face à une telle situation,

Ô toi, collègue du dimanche, et de tous les autres jours aussi, toi qui nous a fait passer du rire aux rages, toi qui nous a montré que nous n'étions pas si bête que ça dans le fond,

Tu m'as dit à l'année prochaine mais je ne crois pas que ce sera possible. Alors je te dit adieu. Sans aucun regret. Et bonne route. Que le Ciel soit avec toi. Il le faudra...

PS : Sinon c'est mon "grand" retour ici car comme vous l'aurez comprit, ma saison s'est terminée ce midi sauf en cas de force majeure.
PS2 : Et désolé si je vous ai tenu en haleine avec un article genre "lettre d'adieu d'un gros con à son amoureuse" pour un simple collègue... Faut vendre le produit ;) Et puis vous devriez savoir que ce n'est pas mon genre... Si ?

jeudi 24 juillet 2008

Toi qui n'a rien comprit...

L'article qui suit à été modifié sous le poids de menaces judiciaires effectuées à l'encontre de l'auteur ; ce pour éviter tout préjudice.
Merci de votre compréhension.

Cette lettre ouverte s'adresse à toi qui n'a rien comprit et qui me lit,

Je ne sais même pas comment commencer cette lettre. Je ne pensais pas que j'aurai le besoin d'écrire quelque chose de tel. Deux ans ont passés, si ce n'est plus. Je pensais que toutes mes lettres précédentes auraient servies d'exemple, de leçon, d'expérience. Que nenni ! Tout semble à refaire, le présent relaie l'imparfait, se conjuguant avec de nouveaux sujets...

Je t'avais prévenu. Je t'avais dit que tu venais de perdre un enfant mais qu'il en restait deux. Je t'avais dit de tout faire pour qu'ils ne vivent pas tout ce que j'ai vécu. Ma perte ne t'a donc pas suffit. T'en faudra-t-il deux autres pour regarder la vérité en face ?

Relis donc un peu mes lettres. Rappelle-toi des mots que j'utilisais pour illustrer mes maux. Souviens-toi des souffrances que tu m'as infligé et que je t'ai éclairé dans ces lettres. Ressens-en encore tout le poids de mon désespoir passé. Maintenant pense aux autres. Ces lettres, ils te les enverront peut-être prochainement. Ils souffriront autant que moi et ce sera encore ta faute. Et tu auras tout perdu. Absolument tout.

C'est toi qui m'a dit "adieu" le premier. Ne crois-pas qu'ils ne feront pas le premier pas. Tout est dérisoire face aux souffrances d'un cœur meurtri. Un jour, si tout continue sur cette lancée, ils comprendront qu'il vaut mieux ne pas avoir de part de gâteau plutôt qu'en avoir une mauvaise. Un jour, tu perdras tout.

Qu'est-ce qui les retient ? Leur dignité. Ils ont le cœur assez grand, eux, pour ne pas vouloir te causer du tort. Alors ils attendent. Ils attendent de pouvoir te quitter sans qu'il n'y ait de justice à rendre. Oui, ils attendent le moment venu, jour où ils pourront dire "stop" sans conséquences. C'est peut-être cela qu'il te manque le plus. De la dignité, et de l'amour.

Alors fais un choix. Il sera déterminant. Eux, du moins ce qu'il en reste, ou tout ce qui leur fait tant de mal. Je ne rentrerais pas dans les détails. Tu sais déjà tout. Sois un homme. Essaie au moins. Peut-être ne peux-tu pas ? Ce n'est pas avec un comportement digne des hommes les plus primitifs que tu paraîtra fort. La force réelle d'un homme réside dans sa façon à éviter les comportement d'une telle nature...

J'ai eu du mal à t'oublier. C'est difficile de savoir une personne vivante mais invivable. J'y suis parvenu mais je ne souhaite pas qu'ils vivent ce même manque et toutes les souffrances qu'il peut engendrer. Tu n'as plus qu'une seule issue, changer.

Si tu ne le fais pas, tu finiras ta vie seul. Tu regarderas les gens s'en aller. Non pas parce qu'ils mourront, mais pire encore parce qu'ils vivront... loin de toi, sans toi, et tout en étant heureux. La mort, elle ne viendra pas. Tu l'attendras, seul. Oui, tu regretteras ta vie. Le pire, c'est qu'on t'avait averti. Beaucoup avaient essayé de t'aider. Jamais tu ne les auras écouté. Et tu en sera là. Seul. A regarder la trotteuse t'imiter à tourner en rond en attendant l'épuisement total de son énergie...

Veux-tu vraiment revivre tout ce que tu as vécu avec moi ? Ou plutôt contre moi. Je n'éprouve aucune haine. De la pitié pour toi. De la tristesse pour les eux. Le temps qui a passé a tout changé en mon esprit. Tu n'es plus qu'un inconnu. L'autre a disparut un jour dans un grand moment de bravoure. On ne l'a jamais revu.

Sois un homme, un vrai. Arrêtes de jouer au gamin. La vie ne fait pas de cadeaux, ne rajoutes pas des épreuves dans celles des deux autres.

Tu as tout perdu avec moi, ne perds pas tout avec les autres. Et ce n'est plus un jeu d'argent. Rien ne les retiendra sinon l'amour.

Comme on dit en breton, adieu vat.

PS : Commentaires fermés pour éviter toute dérive non contrôlée.

lundi 30 juin 2008

Toi qui est mort en me donnant la Vie...

Cette lettre ouverte sera la première d'une série que j'inaugure donc aujourd'hui... Ces lettres seront adressées à des personnes existantes ou non, ayant existé ou non. Le but n'étant pas qu'elles reçoivent cette lettre, mais que je l'écrive et que je jette enfin cette bouteille à la mer... Voici donc sans plus attendre la première de toutes, celle qui s'adresse à ce moi d'antan, celui qui est mort en me donnant la Vie il y a deux ans environ...

Je me souviens encore de toi. C'est toi qui, dans un grand désespoir, a construit l'homme que je suis devenu. Tu étais encore si jeune, un adolescent dans un monde où tu ne te sentais pas à l'aise. Tu en avais marre de ta vie et un jour tu as décidé d'en finir.

Je me souviens de ce jour où tu as décidé de mourir. N'en pouvant plus de toutes les souffrances que certains t'affligeaient, tu as voulu t'effacer. Il t'a fallut du temps, beaucoup de temps, pour te décider. Et puis tu l'as fait. Tu t'es achevé de l'intérieur.

Je me souviens de tes pensées de l'époque ; Il te fallait certainement mourir pour mieux renaître. Avoir la chance de tout reprendre en mains en prenant pour expérience tout ce qui t'étais arrivé. En souffrant tout ce temps, tu as pu faire de moi l'homme heureux que je suis aujourd'hui.

Je me souviens de toutes ces nuits où tu priais un dieu de fermer le chapitre des souffrances ou de tout simplement clore l'histoire en insérant le mot "FIN". Et il y a eu cette fin. C'est toi qui l'a écrite. Un jour, tu as vu toute ta vie se ponctuer. C'était (enfin) la fin attendue. Tu m'as fait entrer en scène. J'ai pris ta place.

Je me souviens du bilan que tu as fait de ta vie. Il n'était pas vraiment rose, ni tout à fait gris. Tu as su prendre le bon côté de chaque événement et de chacun d'entre eux, tu m'as enseigné une valeur de la Vie. Tu as peut-être fait de moi quelqu'un de bon. Un bienfaiteur naissait des actes d'un malfaiteur...

Je me souviens de tout ce que tu as mit en moi. Faire de tes souffrances mon expérience sur la Vie. Me faire à ton image en repartant de rien pour que tes souffrances ne soient plus miennes. Tu as décidé de te tuer pour me laisser vivre. Tu m'as laissé la place. Moi qui ne suis que toi, les maux allégés...

Je te suis reconnaissant de cet acte. Je te suis reconnaissant de ne pas avoir eu le lâche courage de ne pas me laisser une autre chance. Tu aurais pu clore définitivement ce livre, tu n'as fait que tourner la page et changer de chapitre. Tu aurais pu. Tu voulais. Tu as échoué. Miraculeusement.

Ma vie, notre vie, depuis que tu m'as laissé ta place, dépasse toutes tes attentes. Je suis heureux, et je rends heureux. Je reçois beaucoup d'amour, et j'en donne aussi beaucoup. Ce sentiment qui t'as tant manqué chemine désormais ma vie... J'ai maintenant en mon cœur des personnes qui m'ont aussi dans le leur. Parfois, je me demande ce que tu penserais si tu voyais ma Vie. Serais-tu heureux pour moi ? Serais-tu jaloux de moi ? Souffrirais-tu encore ?

Nous sommes une seule entité et pourtant nous sommes deux... Celui qui a souffert et qui s'est tu-et moi qui ne souffre plus et qui ne me tait plus. Je te remercie. Je te remercie de m'avoir permit de continuer à Vivre. Toi qui pensait que la mort était la seule partie de la vie où l'on peut être heureux... Je peux t'assurer maintenant que la vie vaut la peine d'être vécue... Vraiment.

Je t'envoies par cette lettre ma gratitude la plus profonde. Et je te remercie, une nouvelle fois, de ne pas avoir eu ce lâche courage...