Cette lettre ouverte s'adresse à vous, Monsieur le professeur dont je tairais le nom pour éviter de déprimer dès aujourd'hui vos futurs élèves.
Avez-vous le sentiment (même lointain) que quelque chose ne tourne pas rond dans votre cours ? Non je ne vous parle pas de la naissance des angles et des rotations possibles grâce à eux, ni même des anciennes civilisations qui essayaient de calculer le périmètre d'un cercle... Mais de votre cours. Qui comme le cours de la Bourse se casse la figure...
Tout le monde n'a qu'un mot à la bouche, ou deux en l'occurrence : Crise financière. Et bien moi, je vous parle de la crise de nerf. Celle qui nous prend pendant vos cours et vos divagations psycho-mathématiques, ou même encore en relisant nos pages... Noircies par ici pour cause d'une pensée qui va plus vite que la main, divin par là avec des résultats qui tombent du ciel, idiotes par endroit parsemées d'erreurs perdues... Une jungle imaginaire ou réelle selon les exercices... Exercices infatigables dès la lecture de l'énoncé martyrisé à coups de fautes de frappes...
Vous n'êtes pas sans savoir que les mathématiques nécessitent une certaine
rigueur et une certaine clarté. Science exacte, comme ils disent. L'exactitude,
la perfection du nombre phi, les egyptiens, les pyramides, le dieu Râ, le
soleil, la pluie, Mme Laborde, l'éphéméride, les pièces jaunes... Que de
divagations... L'exagération du vide vice (faute de frappe)
de vos cours... Un mouvement de la pensée quasiment insuivi, et insuivable.
Nous essayons pourtant de vous guider. De vous prendre par la main, quand la vôtre n'est pas enrôlée dans vos occupations esthétiques. Vous vous en fichez guère. D'ailleurs, vous nous fichez à notre grande gueule et vous vengez à coups de contrôles surprises (au niveau du sujet...) ou remarques désobligeantes...
La remise en question n'est décidément pas pour les prochains jours. Ce ne sont pas des petits étudiants qui vont vous apprendre la vie quand même ! Vous avez la force de l'âge... Mais justement, cette force de l'âge, ce n'est pas ce qui rend con au fil des années ?
PS : Il y a une chose que je dois vous avouer... Si je pouvais changer quelque chose en vous, ce serait pour votre bien. Je vous recommanderai simplement d'arrêter ce savant mélange de café et de tabac. Comment je suis au courant ? Mon petit nez l'a dit...
Et puis vous devriez savoir que ce n'est pas mon genre...
Si ?


