Nom de Diou (.com), Carnet de découvertes et réflexions au jour le jour...

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Pensées à partager

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 11 août 2009

De la méchanceté naturelle de l'Homme...

Jean-Jacques Rousseau expliquait que l'Homme est bon par nature et que sa perversion ne vient que de la société. Il conseillait donc que chacun reste dans sa chambre...

Je n'aimerais pas me mettre à dos son fantôme mais mes idées sont vraiment très différentes de celles du philosophe. Je pense que l'Homme est naturellement méchant, qu'il soit ou non en société. Mais il est évident qu'une fois enfermé, seul, dans une pièce, il est beaucoup plus difficile d'exprimer cette méchanceté. M. Rousseau avait donc réellement trouvé un remède (brutal mais efficace) à la méchanceté.

Vous a-t-on déjà appris à être méchant ? Non ? Et pourtant, avez-vous des problèmes à l'être ? Le respect, la politesse, la gentillesse... On vous a appris toutes ces valeurs. Jamais la méchanceté. Tout cela conforte l'idée qu'elle est présente en chacun dès la naissance. Par nature.

De plus, prenez un enfant dès la naissance et supprimez-lui tout contact avec les autres humains. Ne répondez qu'à ses besoins naturels pendant cinq ans. Puis libérez-le. Il n'aura alors reçu aucune éducation pour lui inculquer les bonnes valeurs morales et il n'aura donc que des comportements primitifs, ne pensant qu'à sa propre survie, en étant "méchant" envers les autres humains.

Bien évidemment, l'Homme a la chance d'être doté d'une certaine conscience et de vivre dans une société de valeurs morales. Des valeurs que les parents transmettent dès le plus jeune âge, que les contes pour enfants cachent derrière leurs nombreuses morales... Le mal est puni et le bien mit en valeur. Serait-ce bien nécessaire si le mal n'était pas dissimulé en chacun de nous ?

Certains d'entre vous penseront que mes propos sont exagérés, méchants envers l'Humanité. Alors je veux bien vous donner raison mais sachez que vous me donnerez aussi raison. Comment est-ce possible ? Tout simplement parce que j'ai dit tout cela... tout naturellement...

dimanche 17 mai 2009

Sa vous donne envie ? Mangez des radis !

Il n'y a que les enfants qui sachent toujours nous rappeler le vrai sens de la vie.

Des lettres comme ça, moi, ça me donne envie d'avoir des enfants et d'être un vrai père.

Et je plains ceux qui sont passés, passent ou passeront à côté de cette chance.

C'est la destinée que je souhaite à tous mes amis que d'être père un jour.

N'oubliez pas, mangez des radis, c'est bon pour la santé ! ;)

Ps : La photo représente quatre formidables stickers (fait main) que j'ai reçu de la part d'une jeune fille en échange de stickers Doona. Désolé, je n'en ai pas pour vous, c'est une édition vraiment très limité qui a une très grande valeur.

dimanche 29 mars 2009

Les français sont-ils stupides ?

Une vidéo montrant la stupidité des américains a circulé sur le net (et a fait rire beaucoup de français). L'équipe d'un blog a donc décidé de tenter la même expérience en France et a ainsi monté la vidéo suivante :

Alors les français sont-ils aussi stupides que la vidéo le fait penser ?

La vraie réponse est ici. Méfiez-vous des apparences !

lundi 10 novembre 2008

Nous, c'était tous mes projets

Non, ce billet ne portera pas aujourd'hui sur mon nombril. Quoique si j'en parle, c'est que ça me tient à cœur. Je pense plutôt à un ami. A son couple. Ne cherchez pas, vous ne le connaissez pas. Il habite au fin fond du Bangladesh. Il vient d'y emménager à l'occasion de ce billet et redéménagera à la fin. Par souci d'anonymat. Parce que le malheur ne se partage qu'entres amis.

Depuis deux jours, je prends conscience que tout couple aussi solide soit-il peut devenir fragile. Je me rappelle il y a deux ans. Je les voyais tous les deux. J'étais le célibataire qui voyait ce couple d'amoureux. Les jalousant un peu. D'être si heureux. D'être à deux. De s'aimer et être aux cieux. Qu'a-t-il pu vraiment changer durant ces deux années ? Pendant trois ans ils ont semé le riz, et une mousson non attendue vient aujourd'hui bousculer les récoltes...

Ils sont tombés bien bas dans leur tristesse... Sans savoir vraiment ce qui ne va plus. Où ils en sont. A savoir seulement qu'ils tiennent l'un à l'autre. Trois ans d'habitudes à deux, et la distance qui a installé l'absence par moment. Du fun qu'il manque dans la relation. Un renouveau. Un nouveau départ. Pour s'aimer plus fort qu'au premier round.

Avoir le cran de faire face à ses erreurs passées pour continuer sur la voie de l'amour. Pardonner celles que l'Autre à fait. Regarder l'avenir en prenant acte du passé. Sans qu'il devienne plus important que le présent. Se reprendre par la main pour marcher dans la même direction. Remettre le "nous" au centre du couple.

Je pense qu'ils auront la force d'y arriver. Ils ont déjà l'amour. Le cœur assez grand. Mais, il faut du temps.

A toi l'ami, sache que je te soutiens dans ta quête du Saint-Graal amoureux... Et à toi, sa petite amie, je pense avoir ressenti à quel point tu sembles perdue. Je pense que tu sortiras de cette mauvaise passe et je sais qu'il est là pour t'aider.

Je vais aussi répondre à ton dernier test psychologique... Il n'y a pas un certain genre de mecs que tu mérites. Tu as trouvé celui que tu méritais, et il t'a trouvé par la même occasion. Parfois, il faut aussi croire au destin... Car tout ne peut être écrit ou interprété.

PS : Oui je sais, deux musiques c'est beaucoup... Mais je n'arrivais pas à choisir... Et à oui... Je n'accepterais aucun commentaire diffamatoire sur qui que ce soit.

mercredi 3 septembre 2008

Always Look On The Bright Side of Life

Always Look On The Bright Side of Life... C'est un proverbe qu'on pourrait afficher dans sa chambre, dans la rue, ou le porter sur ses vêtements, ou pourquoi pas l'écrire sur une boîte à lunettes aussi... L'afficher, et le partager.

Pour mes chers lecteurs qui ne lisent pas l'anglais facilement, cela veut tout simplement dire qu'il faut "toujours regarder la vie du bon côté". Ce n'est bien sûr pas idiot, mais si difficile à s'appliquer à soi-même parfois...

C'est vrai, la vie ne nous fait pas vraiment de cadeaux... Elle tente de nous faire tomber par un mauvais croche-pied à plusieurs reprises. Parfois, on parvient à éviter la chute. Parfois, on perd l'équilibre de la vie. Parfois même, on tombe carrément au plus bas. Pourtant, on le sait qu'il faut prendre la vie du bon côté... On le sait mais comment voir ce bon côté lorsqu'on est face à quelque chose qui n'a rien de bon...

Devant les autres, on relativise. Sûrement ont-ils leurs propres problèmes eux-aussi. Les problèmes, ça ne se partage pas, ça se garde en soi et pour soi. On ne va pas rajouter des ennuis à ceux qui éclaircissent un peu notre ciel gris... Je suis sûr que ces pensées ne vous sont pas inconnues... Mais est-ce vrai ?

J'ai appris beaucoup de choses. Notamment à cacher aux autres une grosse partie de l'iceberg qu'est ma vie. Peu de personnes savent qui je suis vraiment, d'où je viens réellement, ce que je ressens en vérité... Beaucoup s'entendraient à dire que j'ai toujours le sourire et que je semble avoir une vie à jalouser... Tant mieux. Mais on ne peut pas vivre la tristesse en autarcie longtemps je pense...

D'ailleurs, moi-même, j'essaie de toujours être là pour ceux que j'aime dans les moments tristes. Aussi bien pour relativiser cette tristesse que pour la consoler ou même la faire (un peu) oublier en changeant les idées...

Les amis sont là pour ça. Pour certaines personnes, mon iceberg est déjà bien remonté à la surface... Et il n'en reste qu'un petit jardin secret, immergé au fond de moi-même... Je sais que ces personnes se reconnaîtront tant elles me sont importantes aujourd'hui...

Il y a encore un an, j'avais le malheur de croire qu'on avance mieux dans la vie en avançant seul... Une première rencontre, importante, m'avait déjà contredit. Cette année, une autre personne m'a montré que moi aussi j'étais faillible et que j'avais aussi besoin des autres pour... Prendre le bon côté de la vie.

N'oubliez jamais qu'il y a toujours au moins une personne qui vous porte en son coeur et qui est là pour vous dans ces moments là... Ce n'est pas porter atteinte à son affection que de faire appel à elle dans ces moments tristes, autant qu'on aime le faire dans les bons moments... Surtout que cette personne sentira souvent quand tout ne va pas comme vous voulez... Qu'elle voudra vous aider, coûte que coûte... Et si jamais vous ne trouvez personne pour cela, et que vous me lisez, Tonton Nico est là... :)

PS : Merci à vous deux qui m'êtes importantes, personne n'y changera rien, je ne veux vous perdre pour aucune raison ; et merci à tous mes autres amis (je pense notamment à mes petits gueux) qui apportent toujours la bonne humeur dans ma vie...

mercredi 30 juillet 2008

Dieu vous le rendra.

Chaque jour, on rencontre des personnes qui marquent nos esprits. Pour ce qu'elles sont, pour ce qu'elles font, ou même pour ce qu'elles disent. Dans le train en direction d'une après-midi sympathique, j'ai ouvert une porte récalcitrante à une bonne-sœur âgée. Dans son costume de nonne, une croix démesurée autour de son cou, les rides sur le visage, un tout inspirant respect et sagesse, au delà de la spiritualité même.

Je n'ai eu qu'à me lever de mon siège pour tirer deux poignées sur les côtés, en somme ouvrir une porte tout simplement. Elle m'a remercié tout d'abord tout simplement. Puis passé la porte, elle s'est retournée en chemin et m'a adressé un "Dieu vous le rendra" accompagné d'un grand sourire.

Je ne suis ni croyant ni athé. Je suis neutre me disant que tout est possible. Alors là, suite aux mots de cette religieuse, je me suis adonné à quelques réflexions...

Si Dieu me le rend vraiment, que peut-il faire de bon pour moi ?

Alors, j'ai tout d'abord pensé à ne jamais mourir ou du moins à être centenaire... Mais j'ai ensuite compris que j'enterrerais donc tous ceux que j'aime les uns après les autres, finissant ainsi ma vie dans la solitude et dans le manque de ces êtres chers...

Ainsi, je me suis dit qu'il fallait donc offrir l'immortalité à ceux que j'aime. Mais cela n'aurait fait que leur donner le malheur qui était le mien dans la première idée... Je les aurais eu pour moi toute ma vie, mais j'aurais fait passé mon bonheur avant le leur...

Pourquoi pas alors retirer certaines personnes des bras de la mort lorsque tout semble irrémédiable ? Est-ce vraiment une aide que de repousser cet instant d'un an alors que tous les proches s'y étaient certainement résignés ?

Après de multiples échecs comme celui-ci, je me suis dit que si Dieu voulait vraiment me rendre la monnaie de ma pièce, il fallait qu'il laisse dans ma vie une grande part de hasard et qu'il me laisse toujours mon libre-arbitre. Sans me donner d'autres éléments. En restant invisible à mes yeux, afin que je continue de croire être le principal acteur de ma vie.

Et j'ai trouvé un souhait qui vraiment me plaisait. Alors des fois que Dieu lise mon blog, je le poste ici-même :

Je souhaite devenir l'ange gardien des personnes que j'aurais le plus en mon cœur le jour de ma mort. Mais pas trente-six. Deux, trois ou quatre. En attendant, je m'attache à être leur ange terrien...

dimanche 27 juillet 2008

On ira tous au paradis

Avant toute chose, je dédie ce billet aux deux personnes qui se reconnaîtront. La première pour cet être cher qui lui manque depuis bien longtemps. La seconde pour ce qu'elle vit en ce moment.

Je le jure. On ira tous au paradis.
Si je mens, je vais en enfer.

La seule question qui demeure, c'est "quand ?". Ce peut être demain, ou dans des années. Combien de personnes chères partiront avant nous ? Combien resteront encore sur Terre pour nous pleurer ? Qu'aurons-nous fait de notre vie ? Qu'aurons-nous raté ? Que deviendrons-nous ? Où irons-nous ?

Tant de questions qui demeureront sans réponses... Sauf peut-être quand nous arriverons à la fin du premier chapitre... Pourquoi aussi les gens partent quand on s'y attend le moins ? Au moment où l'on est le plus vulnérable ? Pourquoi n'y a-t-il pas d'âge pour mourir ?

Où qu'ils aillent après la mort, il y a un refuge qu'ils ne quitteront jamais : le cœur de ceux qui les aiment. Ils y survivront. Leurs petites habitudes, leurs pensées, leurs rêves, leurs dons... Tout leur véritable héritage sera porté dans le cœur de leurs proches. Rien, pas même cette entité toute puissante et mystérieuse qu'est la mort, ne pourra changer cela.

Vous vous rappellerez de leur enseignement. Peut-être même d'une citation bien précise. Quelque chose qui sonnera bien dans votre esprit et qui deviendra le fil rouge de l'histoire de votre vie. La vie qui continuera. Malgré tout. Avec d'autres. D'autres qui un jour partiront aussi. Avant ou après vous. L'un souffrant de partir, l'autre de rester. Apprendre à dire adieu. Enseignement difficile mais nécessaire. Dire adieu sous le poids des larmes et prendre les rames pour voguer sur ce ruisseau de souvenirs revenant au compte goutte.

Mais, au final, on ira tous au paradis. On s'y retrouvera. Peut-être, surprise ultime, qu'on devra même mourir une seconde fois. Se redire adieu. Encore et encore. Vision effroyable, n'est-ce-pas ? Car c'est cela que l'on aime le moins. Dire adieu. Tous les conflits s'apaisent à ce moment là. La réalité n'est plus qu'un monde virtuel qui avance sans nous. Le mot ne sortira peut-être pas, ou il raclera le fond de la gorge. Dire adieu, pour continuer à vivre ou continuer à mourir. Cela dépend du côté où l'on se place.

Pour moi, le paradis c'est un endroit où l'on peut voir la vie que mènent ceux qui nous sont chers et qui vivent encore (avec des parties censurées tout de même) et d'où on peut les guider, les aider, leur envoyer de la chaleur sur le cœur au moment où ils en ont le plus besoin.

Mourir, le verbe qui se conjugue vraiment à toutes les personnes et à tous les temps, avec ses irrégularités. Dans toutes les langues. Et surtout dans sa langue universelle, la tristesse. On ira tous au paradis. Et tous, nous survivrons dans l'amour de nos proches. Nous leur manquerons. Beaucoup parfois. Énormément même. Personne ne pourra nous remplacer mais certains pourront nous succéder... Et ainsi redonner le goût de la vie à ceux qui auront reçu cette note salée de la vie...

Je finis cet article avec la musique que j'écoutais pendant l'écriture (et ce pourrait être le cas plus souvent désormais) :

mardi 10 juin 2008

Au hasard de nos sentiments...

Ce billet est en quelque sorte la suite, le prolongement (ou appelez cela comme vous voulez) du billet Au hasard de nos rencontres. Effectivement, après le hasard des rencontres, il y a aussi le hasard des sentiments qui rentre en jeu dans la détermination de notre entourage et des personnes que l'on apprécie ou non...

Parfois, on peut connaître une personne pendant un an, voire deux, ou plus, sans ne lui adresser vraiment la parole et, sans trop savoir pourquoi, se retrouver proche de cette personne après un déclic, après ce petit quelque chose qui nous donne envie de l'apprécier et de mieux la connaître... Et rapidement, au fur et à mesure des conversations, on s'étonne à penser que l'on tient désormais à elle sans bien sûr que cela n'annule tous les sentiments qu'on éprouvait auparavant pour d'autres...

Parfois, il est aussi facile de ne plus apprécier une personne parce qu'elle nous aura déçue à plusieurs reprises... Sans doute, plus facile... Ainsi vont les sentiments d'amitié, d'une personne à l'autre... et à qui les méritera le plus longtemps... Et la déception sera souvent présente soit pour ne pas avoir assez fait confiance plus tôt, soit pour avoir trop fait confiance trop tôt... Mais personne n'aurait pu le prédire, il faut vivre les amitiés comme elles viennent et vouloir les garder aussi longtemps que possible...

Parfois, c'est le temps, la distance ou la vie qui viendront s'opposer à ces amitiés... Mais elles continueront sûrement à vivre au delà de ces frontières, dans ce qu'on appelle les sentiments... Car plus fort que l'amitié, il n'existe que l'amour et l'un n'empêche pas l'autre, comme le disent si bien les protagonistes principaux...

Parfois... Parfois...

Parfois, au hasard des sentiments...


- Et bien sûr, toujours, je t'aime ma p'tite puce d'amour -

jeudi 20 mars 2008

La Course de l'Humanité

Notre vie n'est selon moi qu'une gigantesque course d'endurance ; effectivement, le but n'est pas d'arriver premier mais d'arriver au bout le plus tard possible. Parfois, dans un sursaut d'humanité, on relève quelqu'un qui n'avait plus la force de continuer. Parfois, on en fait tomber certains par mégarde ou par sauvagerie. Souvent, on continue la Course seul, à deux ou en petits groupes (appelés familles), en oubliant tous les autres et en évitant leurs problèmes.Qui gagnera ? Le coup de sifflet qui sonnera la fin de la Course pour tous, les uns après les autres ; ce qu'on appelle la mort...

Nous espérons tous recevoir le premier prix de cette Course qui n'est autre que l'accomplissement des objectifs vitaux que l'on s'est donné pendant, avant d'en ressentir la fatigue. Certains courent après Dieu, certains après l'argent, certains après le bonheur suprême. D'autres, pour la plupart, essaient simplement de finir la Course en évitant les obstacles ou en s'en relevant, prenant expérience de la chute.

Sur la piste, on en croise qui sont tombés si violemment qu'ils ne se relèveront pas. Certains en sont morts. D'autres souffrent à l'agonie. Ils aimeraient qu'on les aide à finir la Course, mais on les laisse sur terre se disant que peut-être un jour ils se relèveront... Ils se jettent à nos pieds pour qu'on mette fin à leurs souffrances. Mais c'est écrit dans le règlement : personne ne doit amener un autre participant à la fin de la Course, peu importe son état.

Pourtant, dans le dos des arbitres, il y en a qui osent aller contre cette règle. Honorable héros, misérables lâches ou véritables salops ? Chacun aura son avis mais peu élèveront la voix, continuant tous la Course sur leur propre vie. Ma prof de philo disait qu'on avait toujours que deux issues pour chaque choix : être lâche ou salop. Même les héros sont soit lâches soit salops face à un choix dans la vraie vie. Avons-nous été plus lâches ou plus salops dans cette Course ?

S'il y a une chose parmi d'autres que la philosophie m'a apprise c'est que le fait d'être lâche ou salop n'importe pas (ou peu) ; ce qui importe vraiment, c'est de prendre toutes les conséquences de ce choix pour soi-même et de continuer la Course avec son poids sur le dos...

Sans doute j'ai été lâche, sans doute j'ai été salop... mais je continue de courir, n'oubliant aucun de mes choix précédents... Et vous, qu'en pensez-vous ?

samedi 15 mars 2008

Aimer en saigner...

Tout d'abord, je tiens à préciser que je ne me suis pas trouver de passion pour les vampires mais que ce billet parlera plutôt de l'enseignement... Mais ce n'est pas pour autant que le jeu de mots utilisé en tant que titre n'est là par hasard. Bien au contraire...

Ce samedi matin, je me suis rendu à la journée Portes Ouvertes de mon ancien lycée (c-a-d à Challans, lycée Truffaut) pour une petite visite de courtoisie envers mes anciens professeurs. Et ça m'a fait grand bien. Ça m'a fait grand bien de revoir de bons pédagogues dans l'enseignement... Plus on avance dans les études et plus la pédagogie s'efface jusqu'à même pour certains professeurs (une majorité ?) disparaitre totalement...

Quand je suis à l'Université, je n'ai plus aucune envie de devenir professeur tout simplement car l'image qu'on me montre ne reflète plus ce que j'attends de mon futur métier. Je ne veux pas être un professeur qui pratique le "je m'en fout des étudiants", le "c'est moi qu'est toujours raison car j'ai mon doctorat", le "j'avance avec les plus rapides, les autres travailleront chez eux" ou encore le "je fais le strict minimum et les étudiants se débrouillent"... Oh que non, je ne veux pas ressembler à ce genre de professeur qui ont certainement oublié le sens premier de leur métier...

Quand je remets les pieds dans mon ancien lycée, j'arrive à me remettre dans la peau de professeur. Je veux leur ressembler. Ce ne sont pas des professeurs parfaits mais ils ont ce qu'il faut pour être de bons profs. La preuve en est que certains étudiants retournent passer le bonjour deux années plus tard... Et parfois, j'en arrive à regretter l'époque du lycée... Elle était belle l'époque du lycée......

Les professeurs n'ont pas changé... Ils n'ont pas perdu leur grand sourire et à en parler avec leurs nouveaux élèves, ils sont restés de bons profs, simples et généreux. On voit dans la manière d'accueillir leurs probables futurs élèves qu'ils ont choisi le métier qui leur correspondait... Et on voit à la façon dont ils nous accueillent deux ans plus tard à quel point ils sont fiers d'avoir été là pour former l'espace d'une année la personne que l'on est devenu...

J'ai fais le tour de toutes les matières en passant par le pays des mathématiques (l'antre de mes anciens professeurs chouchous) où j'ai refait des scènes cultes des ch'tis avec le prof, la physique/chimie, les langues étrangères, la philosophie où j'ai revu celle qui parlait plus vite que son ombre, l'histoire-geo avec ses profs emblématiques, les sciences de l'ingénieur, le sport et autres... Que de bons souvenirs ! Ce qui est assez drôle c'est de remarquer la première image qui vient à l'esprit des professeurs qui ne nous ont pas vu depuis un bout de temps... On voit la trace qu'on a laissé en leur esprit. Moi, je suis le faux matheux (car je ne fais pas que ça), travailleur et assidu, qui sourit tout le temps avec en bonus le fait que je sois papa de Doona. C'est sans doute moi...

Lors de mon passage au stand d'histoire, j'ai eu l'occasion de discuter avec mes anciens profs comme pour toutes les autres matières, mais la prof a prononcé quelques mots qui se sont inscrits dans mon esprit, tellement j'ai trouvé ça vrai. Elle a dit "Je fais un métier génial. Parfois, c'est dûr. Il y a des jours où on voudrait changer de métier comme tout le monde mais le lendemain la crise est passée. Mais j'aime enseigner !". Moi j'ai tout de suite fait le rapprochement avec l'homonyme "en saigner" et j'ai trouvé ce rapprochement doublement fondé...

C'est vrai qu'on doit arriver à s'en saigner parfois d'enseigner... Se plier en trente-six pour être en phase avec tous, dans la classe... Hausser le ton pour calmer un peu la troupe sans créer une ambiance de mort... Ou mettre toute son énergie à expliquer un concept pendant une heure jusqu'à ce que tout le monde comprenne... Oui, on en saigne mais au moins on enseigne bien... Et je pense que les élèves le rendent bien. Quand ils partent avec le regret de ne pas pouvoir rester, quand ils reviennent pour passer un petit coucou ou quand ils présentent le prof comme le meilleur du lycée...

Au moment de partir, j'ai revu au loin mon ancien prof de sport. Je n'aimais pas sport. J'étais mauvais en sport. Cercle vicieux. Mais ce prof m'avait motivé en allant au delà des notes sur la bonne pratique. Quand il m'a vu arrivé, il a d'abord été surpris puis content de me voir. Et il m'a rappelé ce que j'avais fait en partant du lycée... J'avais distribué des diplômes pour remercier les profs et j'en avais profité pour pointer du doigt les qualités de chacun ou les petits défaut... J'étais parti du principe que vu qu'on ne pouvait pas critiquer les mauvais profs, je pourrai récompenser les bons, et j'ai ainsi pu distribué le diplôme de la flemmingite, du passionné, du papa poule, etc.... Et il m'informe que parfois il relit le sien et cela le motive à continuer son boulot...

L'année prochaine, ce sera pour lui l'heure de la retraite et une "nouvelle" vie qui commencera... L'heure où il aura finit d'en saigner pour ses élèves, l'heure où il laissera quelques larmes de ne plus pouvoir enseigner... L'heure où parfois il réouvrira ses cahiers fraîchement gardés pour revoir ses anciens élèves, ce qu'ils ont laissé en partant et peut être il lira mon diplôme... Et il pourra se dire, perdu dans ses bons et chaleureux souvenirs, qu'il aura fait un boulot formidable...

On a la critique facile envers les mauvais profs ou même ceux que l'on apprécie pas... Et on oublie souvent tous ceux qui nous ont donné l'envie de devenir enseignant... Il y en a toujours au moins un. Prenons les mauvais comme les exemples à ne pas suivre et tentons d'être à l'image de ceux que nous aimions. Ne perdons pas l'envie d'enseigner à cause d'incompétents qui dans le fond n'ont certainement jamais compris ce qu'était l'enseignement... Un bon prof se voit à la relation qu'il entretient avec ses élèves.

Sans cette relation étroite entre prof et élèves (ce que j'appelle pédagogie) je ne vois pas de mérite à enseigner... La pédagogie ça ne s'apprend pas en cours mais on doit certainement avoir ça dans la peau quand on fait le métier pour ses élèves... La pédagogie ça doit s'apprendre dès le tout jeune âge en repérant ce qu'on a aimé des profs et ce qu'on a critiqué. Tout cela forme notre propre pédagogie. Dont d'autres élèves s'inspireront plus tard pour former celle qui leur sera propre, se prenant de passion pour le métier...

Et un jour, ils en saigneront... et ils aimeront ça...

Ce billet est écrit en pensant à tous les bons profs de Truffaut que je ne citerai pas car la liste est longue... Je n'ai pas vu certains profs à qui je passe donc le coucou dans ce billet et à tous je dis à bientôt... Je reviendrai un jour... Je reviendrai !

- page 1 de 2