Les années passent, les souvenirs restent...
Par Nico le lundi 25 février 2008, 20:14 - Confidences publiques - Lien permanent
Je ne sais pas pourquoi j'écris cet article, ni pourquoi je l'écris maintenant... En fait, j'ai juste envie de l'écrire... Peut-être pour ce qu'a dit ma petite amoureuse chérie :
J'aimerais bien pouvoir remplacer à moi toute seule tous ces gens qui te manques
mais apparemment je n'y arriverais jamais... J'aimerais que tu sois tellement heureux que tu oublies tout ça...
Ô toi ma chère et tendre, ne t'en veux pas. Ma vie (depuis qu'elle a croisé ton chemin) a changé. C'est devenue maintenant ma vie et je m'y reconnais. Longtemps, je me suis demandé si j'étais voué à vivre sans aimer la vie. Le fait de te rencontrer, de tomber amoureux (plutôt se relever amoureux dans mon cas), et de vivre cet amour. Ça m'a changé. Je fais ma vie désormais et je n'y regrette rien car le fait de changer la moindre petite chose aurait pu ne jamais me mener jusqu'à toi...
Les années ont passées depuis l'époque où je souffrais et cet été meurtrier... Tu as pansé les dernières cicatrices qu'il restait encore sur mon cœur... Il ne me reste plus que des souvenirs, et le vide... Avant (je ne saurai même plus dater cette période, mon esprit l'a rangé dans "Jadis"), avant, quand je lisais mon recueil, je pleurais. Maintenant, je ne ressens plus rien, comme si je lisais la vie d'un autre, d'un malheureux auquel j'aimerai tendre la main. Ce malheureux c'était moi, maintenant je suis heureux ; ma vie a commencé il y a quelques temps.
Des souvenirs, il m'en reste... Un tas. De bon souvenirs, ce n'est pas si sur... Une miette. Dès que je pense au passé, je ne vois que ce qui m'a fait souffrir et j'ai du mal à voir les moments où j'ai pu être heureux... Je crois qu'auparavent, il y a toujours eu quelque chose au fond de moi qui m'a bouffé la vie, quelque chose qui m'a empêché de prendre les bons moments comme des bons moments... Il y a certaines choses que toi seule connais de mon passé, certaines choses que personne n'a vraiment soupçonné... Qui aurait pu croire que chaque soir, je priais Dieu pour que le lendemain, j'ai une vie normale... Qui ? Qui sait toutes les horreurs que j'ai pu entendre, tous ces mots qui m'ont fait mal, toutes ces horreurs que j'ai pu voir, tous ces maux qui m'ont fait mal... Toi seule, pour la plupart... Et personne ne peut imaginer la vie d'un gosse comme ça, personne ne peut imaginer le mal qu'un homme puisse faire à un enfant et pire encore qu'un père puisse faire à son fils... Personne... Et personne ne peut ressentir ce que j'ai ressenti... Personne ne peut imaginer tout le mal que j'ai caché... Tout était intérieur... Tout était enfermé derrière la barrière d'un garçon amical, sérieux et gentil...
Mais ces souvenirs ne me font plus mal... Je peux en parler comme si je parlais de l'histoire d'un autre enfant... Il y a juste mes pupilles qui se dilate et une lueur qui se met dans mes yeux quand je vois certaines choses que je n'ai jamais connu, une boule dans la gorge quand on veut que je parle de ma famille ou de celui qui m'a donné la vie... Un certain manque aussi de ceux qui sont partis (à jamais) sans que j'ai pu leur dire au-revoir (il avait réussi à prendre tout le monde de son côté, il faut croire... dans les deux côtés de la famille, c'est ce qui est le plus extraordinaire... mais je ne leur en veux pas... c'est surement aussi un peu de ma faute... de ne pas leur avoir ouvert les yeux... de où ils sont, ils savent que je leur pardonne et que je les aime) et ceux qui sont restés près de lui en m'oubliant et en me voyant comme le fils indigne... J'ai quelques larmes qui coulent mais ce n'est pas pour lui, c'est pour ceux qui m'aimaient et qui sont partis... à jamais !
Je me souviens de cet été meurtrier... Celui où j'ai décidé de ne plus me taire. Celui où j'ai voulu faire entendre ma voix. Celui où j'ai voulu retrouver mon père. Non, je ne l'avais pas perdu réellement, mais je voulais trouver celui qui était défini dans le dictionnaire... Alors je lui ai écrit des lettres cet été là. J'en ai pleuré des heures. J'y avais mit tout mon cœur et j'espérais (peut-être bêtement) un pardon. J'ai eu des réponses. Comme quoi j'étais fou. Comme quoi j'inventais. Alors toutes mes souffrances jusque là, je les avais sans doute imaginées... J'ai écrit encore et encore. J'ai déchiré les réponses de mauvaise foi encore et encore. Puis il y a eu les chèques en réponse. Je les ai déchiré aussi. Et chaque chose que je déchirais, c'est mon cœur qui se déchirait aussi... J'avais un blog et je me rappelle de ce billet que j'avais écrit... Je m'étais dit que peut-être qu'en public il serait différent. Il m'a insulté de pauvre con qui n'y connaissait rien en la vie et m'a dit adieu. C'est ça l'été meurtrier. Il m'a dit adieu dans un simple commentaire devant tous mes amis, devant tous mes proches... Il m'a dit "adieu". J'en ai pleuré. Puis je m'y suis fait. Je me suis dit qu'il valait mieux l'oublier et prendre cet adieu au mot, peut-être la chance (sa chance) qu'il me donnait d'en finir avec mes souffrances... L'été meurtrier, l'été rouge sang où il a tué ce qu'il restait pour lui en mon cœur... Et où (si personne n'avait été là pour moi), il m'aurait tué indirectement mais véritablement car j'aurais eu envie d'en finir... J'ai eu envie d'en finir... mais pas avec la Vie... avec lui... Et j'ai accordé une deuxième chance à la Vie...
Je me suis relevé depuis. J'ai repris ma vie en main. J'ai fait ces dernières années des choses incroyables. Mais je me souviens le prix que j'ai payé avant de vivre vraiment. Et j'ai rencontré celle qui a fait de ma vie un véritable conte de fées. Celle qui m'a permit de découvrir l'Amour et qui m'a redonné l'envie d'aimer sans avoir peur d'être trahi... Celle aussi qui me fait rêver chaque jour... Si j'étais encore croyant, je prierai chaque jour, mais pour que rien ne change dans ma vie et pour que Laurie et moi soyons heureux toute la vie... Je me souviens de cet été 2007, de ce 25 juillet 2007, de cet été rouge... cet été flamboyant d'Amour... Je me souviens de ce jour où je me suis dit que tout le monde avait droit au bonheur en fait... Et je me dis que grâce à Elle, grâce à cette fille (unique) qui éclaire ma vie, j'ai le sentiment d'avoir vécu toutes mes souffrances pour quelque chose. Dans ses yeux, je vois ma Vie. Je ne sais pas ce que je deviendrais sans elle. Mais je sais, qu'à jamais, elle restera dans mon cœur. Et que je l'aimerai de tout mon cœur. J'ai encore quelques larmes qui coulent, mais là c'est parce que je ne veux pas la perdre tellement je l'aime...
Laurie Chauvet, mon amoureuse chérie, sache que tu fais de moi le plus heureux des hommes, qu'aucune autre ne me rendrait plus heureux et que tu inondes mon cœur chaque jour de ton amour pour moi. Laurie Chauvet, je veux t'aimer, te chérir, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare... Je t'aime. De tout mon cœur.
mais apparemment je n'y arriverais jamais... J'aimerais que tu sois
tellement heureux que tu oublies tout ça...



Commentaires
bravo mon amoureux ! t'es le plus fort ! merci pour ce magnifique texte.
Je t'aime...
Juste pour te dire que j'adore ton header .. Y'a de l'idée !
Bravo pour ce billet, il transpire la sincérité, il est remplie d'émotion. Ça a dû être très dur, vraiment.
Bonne continuation !
Rémy
@Laurie : je t'aime.
@RaDe : Merci ! Moi aussi je l'aime bien... Et j'aime bien les gens qui disent qui se sont fait avoir !
@Rémy : Merci aussi ! J'essaie de toujours faire transpirer mes billets sérieux de sincérité même si c'est vrai que depuis c'est celui-ci qui a été le plus loin...
Est-ce que ta nana a dit OUI ?
Arrêtes de fantasmer t'as pas encore la bague au doigt. ça te chatouille l'annulaire gauche au quoi?
Oulala... On dirait qu'il y a comme une marque de jalousie dans ces propos... Du calme... Si t'aime pas ce que j'écris, y'a un moyen simple... Tu cliques sur la croix en haut du navigateur !